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Inde 2016 : rĂ©concilier sa tĂȘte et son coeur..

  • claudetteahsoon
  • 12 janv. 2020
  • 5 min de lecture


Mon premier voyage en Inde en 2011 a complĂštement changĂ© le cours de ma vie ; et pourtant ce n’est que maintenant que je comprends en quoi ce voyage a Ă©tĂ© transformateur.


Ma vie, mes actions et mes mains sont dĂ©sormais en AmĂ©rique du Nord, mon esprit, ma façon de penser et ma tĂȘte ont Ă©tĂ© forgĂ©s en Europe, mais mes origines, les personnes chĂšres Ă  mon coeur, et mon cƓur sont teintĂ©s d’Asie.


En effet, c’est en Inde, grĂące Ă  un bon guide qui nous a conduit vers ce qu’il y a de plus authentique lĂ -bas, que mon cƓur a commencĂ© Ă  Ă©clore, et c’est en Inde que chaque annĂ©e, je me rĂ©concilie un peu plus avec moi-mĂȘme, me permettant de retrouver encore plus d’unitĂ© entre mes actions, mon cƓur et ma tĂȘte.


Que peut-on bien rapporter d’un voyage en Inde ?


Nous sommes des ĂȘtres rationnels


Suite Ă  mon dernier billet, j’ai continuĂ© de rĂ©flĂ©chir sur mon voyage en Inde. Oui, je suis un ĂȘtre pensant, et je l’illustre en rĂ©flĂ©chissant beaucoup. J’ai appris et Ă©tais formĂ©e Ă  me servir de ma tĂȘte. En effet, je ne suis pas de ceux qui pensent que la tĂȘte est l’ennemi. Non, nous avons une tĂȘte, c’est pour nous en servir ! Nous ne nous en servons jamais trop (bien que de nombreux professeurs d’arts martiaux aient voulu me faire croire cela), juste mal parfois 



Nous rĂ©flĂ©chissons et apprenons Ă  penser Ă  l’école. Nous continuons d’utiliser notre tĂȘte dans notre travail, pour planifier, pour mener notre vie. Nous rĂ©ussissons : nous avons un toit sur notre tĂȘte, nous mangeons Ă  notre faim, nous avons un travail, une famille ou un rĂ©seau oĂč nous sommes heureux et oĂč les gens autour de nous ont tout ce dont ils ont besoin..


Quelles sont réellement nos préoccupations ?


Maintenir notre confort actuel ? Comment l’amĂ©liorer ? Ce qu’on va manger ce soir ? La destination de nos prochaines vacances ? Notre retraite dans quelques dĂ©cennies ?


Comment ouvrir notre cƓur ?


MĂȘme si parfois la vie nous semble difficile, nous vivons quand mĂȘme dans un cocoon. Il suffit d’en sortir pour s’en rendre compte.


L’inde, c’est cette sortie de notre cocon dorĂ©.


Je ne dis pas que ce j’ai vĂ©cu en Inde est l’expĂ©rience de chacun, et encore moins La rĂ©alitĂ©. Mais voici ma perception et comprĂ©hension de mes expĂ©riences lĂ -bas.

Lorsqu’on arrive en Inde, c’est sale, bruyant, grouillant et mĂȘme agressant. Les gens et mĂȘme les enfants sont sales, pauvres, mendient, nous touchent et nous achalent. C’est la jungle pour la survie. L’eau n’est pas potable, les possibilitĂ©s de maladies qui menacent notre santĂ© peuvent ĂȘtre partout ! Nous sommes dans un milieu Ă©tranger, inconnu et hostile, bien loin de notre confort habituel.


On ne peut ĂȘtre que touchĂ© par cette misĂšre environnante.


Mais deux rĂ©actions sont possibles : le rejet, ou l’acceptation. Chacun est libre de la façon de rĂ©agir. Mais je suis certaine que, dans les deux cas, c’est au cƓur que nous sommes touchĂ©s ; le rejet n’étant qu’une forme de protection face Ă  une souffrance..


L’expression de l’Amour


Je ne sais pas s’il est possible de rationaliser cette rĂ©alitĂ©. En tout cas, pour ma part, c’est Ă©motionnellement que je rĂ©agis..


Mais derriĂšre cette noirceur extĂ©rieure apparente, c’est un cƓur Ă©norme que l’Inde cache. Ne dit-on pas que le lotus grandit dans la boue ?


Ce cƓur, on le voit dans les yeux lumineux des indiens, des enfants ; derriùre leurs sourires.


Je ne dis pas qu’il n'y a pas d'exceptions. Mais combien de personnes relatent l’entraide existant en Inde ? N’est-ce pas l’expression de qualitĂ© de cƓur qu’ils expriment ?


Il y a aussi une facette de l’Inde qui reste opaque pour nous Ă  moins de s’y atteler : la dĂ©votion qu’ils ont pour leurs dieux. Des Dieux prĂ©sents partout, que nous ne comprenons pas. Il y a des images, des statuts, des chants, des temples partout. Des cĂ©rĂ©monies incomprĂ©hensibles et Ă©tranges. Mais qu’est ce que la dĂ©votion, si ce n’est la voie du CƓur ?


Et enfin, qui sont leurs ‘idĂŽles’ et les gens qu’ils vĂ©nĂšrent ? Non pas des individus ayant maĂźtrisĂ©s la capacitĂ© Ă  gĂ©nĂ©rer de l’argent, ĂȘtre cĂ©lĂšbre ou avoir fait de grandes dĂ©couvertes scientifiques, mais des individus qui maĂźtrisent l’Amour inconditionnel.


Des professeurs d’universitĂ© de la spiritualitĂ©, qui viennent passer leur temps et donner des cours Ă  des bĂ©bĂ©s de la spiritualitĂ© qui savent tout juste marcher ou Ă  des adolescents spirituels qui sont entre la rĂ©bellion et l’acceptation ; ils viennent leur apprendre l’amour pour leur parole, et leur action, comme une mĂšre bienveillante prendrait soin de son enfant.. Ne comptant ni le temps, ni l’énergie, mais simplement aidant, aimant, et faisant grandir son enfant chĂ©ri quelque soit les actions qu’ils aient pu faire.


N’est ce pas la plus belle preuve d’amour ?


L’amour nous fait grandir pour devenir un ĂȘtre complet


On l’oublie trop souvent. Mais si on ne donne pas d’affection Ă  un bĂ©bĂ©, il peut mourir. Voici la force de l’amour : de donner la vie, de l’alimenter et surtout de nous aider Ă  grandir.


L’amour est donc ce liant dans la vie qui permet de nous relier nous avec ceux qu’on aime, nous avec ceux qui nous entourent, et nous avec nous-mĂȘme. C’est le baume qui adoucit la lame froide du mental, et transforme la pensĂ©e, par sa douceur, en sagesse.


Ainsi, le vrai amour n’est ni exclusif, ni sĂ©parateur ; il unit, fusionne et transcende. C’est la 3e voie au-delĂ  de la sĂ©paration et l’opposition, le sommet du triangle.


C’est pour cela que mon premier voyage en Inde a transformĂ© ma vie et donner une autre perspective (merci Ă  StĂ©phane Chollet !). ProfondĂ©ment touchĂ©e au cƓur par les orphelins soutenus par Surya-World depuis des dĂ©cennies et la vision de Surya-world qui passe de l’individu Ă  l’écologie, j’ai dĂ©cidĂ© d’agir diffĂ©remment dans la Vie, de donner une direction Ă  ma Vie me permettant d’unir mon cƓur, ma tĂȘte et mes mains..


Aussi, est-ce pour cela que je repars dĂšs que possible en Inde : pour Ă©quilibrer mon cƓur avec ma tĂȘte dĂ©jĂ  bien pleine (mĂȘme si elle n’est pas encore bien faite :p) tout en restant ancrĂ©e dans le monde rĂ©el.


Car Ă  chaque voyage, je suis comme un enfant qui repart voire sa mĂšre pour avoir un peu plus d’amour, et comprendre un peu plus ce qu’elle fait pour essayer de l’aider dans sa tĂąche en devenant moi-mĂȘme un peu moins adolescent et un peu plus adulte, d’ĂȘtre une meilleure personne, de guĂ©rir les parties de moi-mĂȘme Ă  guĂ©rir, d'ĂȘtre un peu moins Ă©goĂŻste et un peu plus altruiste, et de partager avec ceux qui le souhaite tout ce que j’ai eu la chance de recevoir :p Car souvent avec les mĂšres, on ne repart pas les mains vides, mais pleines de nourriture ou de cadeaux Ă  ramener chez soi et Ă  partager avec la famille et les amis ;)

Pour cette raison, le vrai sens du Yoga (‘Union’ en sanskrit) pour moi est l’union et la maĂźtrise de notre dimension physique, Ă©nergĂ©tique, Ă©motionnelle, mentale et spirituelle ; c’est-Ă -dire ĂȘtre une meilleure personne, aimante, altruiste, sage, intuitif et crĂ©ateur, et agissant concrĂštement pour faire sa part vers un monde meilleur..

 
 
 

(514)431-5248

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