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  • claudetteahsoon

Inde 2016 : la vie rêvée des "anges"..



Aussi remplie, active et pleine que soit ma vie à Montréal, c’est en revenant d’une telle aventure en Inde que je réalise combien je suis endormie dans ma vie de tous les jours..


Sans être un déni de ma vie actuelle que j’aime pour l’avoir choisie, je me rappelle, en côtoyant l’extraordinaire ce qu’est être réellement vivante !


Cette année, cela sera mon 6ème passage en Inde. Et loin de m’en lasser, j’approfondis chaque année ma compréhension de moi-même, de la nature humaine, de la vie et de ce merveilleux chemin qui nous conduit vers ces êtres d’exception rencontrés en Inde.


Décalage horaire et culturel à l’arrivée


L’inde est le pays des sages. Cependant, ils ne sont que très rarement à l’endroit et sous la forme que l’on imagine. Notre société, culture, éducation font que nous avons des attentes et préjugés. Mais l’extraordinaire est inattendu, et souvent au-delà de ce que nous pouvons imaginer, et c’est ce qui en fait justement toute la magie..


C’est ainsi qu’en arrivant à Tiruvanamalai, haut lieu sacré et spirituel en Inde, que je ressens ce premier décalage.


Maintenant ‘’habituée’’ à la forme extérieure de l’Inde (saleté, pauvreté, mendicité etc.) pour ne plus m’arrêter et rester ‘bloquée’ à cela, je peux plonger un peu plus dans ce que cette place offre de plus beaux : sa spiritualité cachée sous cette forme extérieure austère et parfois repoussante. En effet, même nous, gardons ce que nous avons de plus précieux plutôt dans un coffre fort, cachés, inaccessibles et non pas délaissés sur le trottoir.


J’aime l’Amérique du nord car on sent ici que tout est possible ; et le Canada est un pays où chacun peut se réaliser comme il le sent, et en toute liberté. C’est un pays moderne et tourné vers le futur. La hiérarchie est peu présente et déjà moins pyramidale qu’en Europe ; je ressens qu’on est son propre chef, qu’on prend sa propre vie en main.


L’inde à contrario est un pays ayant un tradition millénaire, laissant à l’individu moins d’indépendance et plus de résilience. L’individu n’est pas tout, mais au contraire, fait parti d’un tout plus grand que lui : le couple, la famille, le village etc.


Les maîtres de sagesse en Inde


Ainsi un sage, ou maître de sagesse est un yogi ayant développé son discernement jusqu’à percer le voile de l’ignorance, et étant capable d’être en permanence dans la vraie nature de l’homme à savoir la félicité, la conscience et la permanence.


Ce sont comme des grands frères et grandes sœurs plus avancés que nous sur le sentier du yoga, et qui viennent nous tendre la main pour nous dire que cela est possible de dépasser notre condition humaine, et de développer notre potentiel latent pour ne plus subir tous les hauts et bas émotionnels, mais être plus créatif, intuitif, et de devenir des sages géniaux capable de faire notre part pour changer le monde !


Leur forme peut être multiple : ils peuvent être comme vous et moi avec une vie dans le monde, ou dédier leur vie aux autres en les aidant à progresser, ou encore complétement détachés du monde matériel et hors de la société et vivre comme des mendiants.


Aussi, est ce pour cette raison qu’un maître ne prend pas toujours la forme attendue, et qu’il est difficile pour un néophyte de juger d’un niveau d’un maître ou de ne pas se faire leurrer par des capacités qui peuvent nous sembler déjà extraordinaires, mais qui ne sont que des ‘petits tours de magie’.


Le lâcher prise


Cette notion de ‘maître’ doit paraître très étrange en occident, pour qui le seul maître est nous-même. Nous voulons être responsable et fort ; libre, diriger et réussir notre vie. Aussi, l’idée que nous n’avons pas la responsabilité de tous les aspects de notre vie, et que quelque chose qui n’est pas visible et plus grand que nous existe semble difficile à concevoir.


Je pensais pour ma part comme cela. Jusqu'à ce que j’accepte que nous sommes loin de tout connaître. Et surtout, nous sommes loin de comprendre le mystère de la vie, ce qu’est la vie et donne la vie. Partant de ce postulat, il est alors possible d’accepter qu’une composante subtile, qu’on peut appeler conscience, existe. Quelque chose de plus grand que nous mais qui reste bienveillant, comme ces grands frères et sœurs en Inde qui ne sont que leur expression physique de cette existence du plus grand.


Le message qu’ils nous donnent par leur vie qui n’est que dévotion et amour pour leur petits frères et sœurs est que cette conscience qui unit tout n’est qu’Amour..

L’amour inconditionnel dont est capable une mère : qui réconforte quand il le faut, mais qui gronde et punit lorsque cela est nécessaire.


En acceptant cette bienveillante existante, on est alors capable d’accepter que nous ne sommes pas responsables de notre milieu familiale, de notre contexte familiale, des qualités et des défauts innées que nous avons, alors, il est possible de lâcher prise, et de se défaire de la culpabilité de ne pas toujours bien agir, de ne pas toujours être performant ; on accepte que ce qui nous arrive est pour le mieux. On se réconcilie avec nos défauts et notre imperfection que la Vie nous apprend à purifier. On comprend que le choix ne dépend pas du passé ou de l’extérieur, mais se fait à chaque instant, en faisant le choix de devenir une meilleure personne, en choisissant nos pensées, nos émotions et nos actions afin de pouvoir mieux s’aimer soi-même, ceux qu’on aime, ceux qu’on ne connaît pas, et même se réconcilier avec ceux qui nous ont fait du mal, et incarner ce que le sens commun donne à l’image d’un ‘ange’.


Et alors, on illustre ce qu’une sainte en Inde Amma Amritananda disait : ‘Au début, nous voulons devenir quelqu’un. Mais nous devons devenir personne avant de devenir un avec tout.’


Du rêve à la réalité


Ainsi, l’Inde est riche de ces 'anges' qui veillent sur nous, et nous rappellent que nous aussi, nous pourrons un jour, comme eux, également voler.


Aussi, après avoir été aussi proche et longtemps avec ces oiseaux qui nous ont porté sur leur dos, cela nous donne une perspective différente du monde et de la vie. On voit plus grand, plus loin ; on prend aussi de la hauteur par rapport à ce que nous pensons être de réels problèmes, qui ne sont en fait que des étapes pour nous apprendre à grandir.


C’est pour cela qu’en revenant sur terre, après avoir visité le ciel, je peux avoir cette impression que ce beau voyage ne fut qu’un beau rêve où tous les espoirs sont permis.

Comment, après avoir pu voler, et vu le monde d’en haut, ne pas trouver fade la vue de retour sur terre ?


Mais si ce rêve était la vraie vie, et que la vie sur Terre était le rêve ?


Dans tous les cas, c’est avec cette nouvelle perspective du monde et de la vie que je reviens sur terre, afin de partager ce message à tous ceux qui n’ont pas eu la chance de faire ce beau voyage : nous pouvons tous voler ;)

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